Description
Les rivières de Bosnie-Herzégovine, autrefois réputées pour leur pureté et leur richesse écologique, sont de plus en plus menacées par des activités industrielles non réglementées, des décharges illégales, la déforestation et une vague de petites centrales hydroélectriques mal planifiées. Malgré l’exceptionnelle richesse du pays en ressources en eau douce, la gouvernance de l’eau demeure fragmentée ; des cadres législatifs obsolètes et une corruption largement répandue compromettent les efforts de conservation. Les citoyens et les groupes locaux se heurtent à d’importants obstacles à l’accès à la justice environnementale, la participation aux processus décisionnels et les voies de recours juridiques restant limitées.
Le Centre Aarhus en Bosnie-Herzégovine (BiH), une ONG environnementale de premier plan dotée d’une solide expertise en droit de l’environnement, vise, par le biais de ce projet, à renforcer la protection juridique des rivières et des systèmes hydriques dans l’ensemble du pays. Fort de plus de dix ans d’expérience et de nombreuses interventions juridiques couronnées de succès, le Centre continuera à fournir une assistance juridique gratuite aux citoyens et aux ONG, à plaider en faveur d’un renforcement du cadre législatif — notamment à travers l’adoption tant attendue de la nouvelle loi sur l’eau au sein de la Fédération de Bosnie-Herzégovine — et à promouvoir une plus grande responsabilité publique dans la gouvernance environnementale.
Le projet entend également sensibiliser et mobiliser les communautés par le biais de campagnes publiques, de réseaux régionaux et du renforcement des capacités. En combinant actions juridiques, plaidoyer politique et autonomisation des citoyens, le Centre Aarhus s’efforce de mettre un terme aux projets néfastes pour l’environnement, d’améliorer les politiques de gestion de l’eau et d’ouvrir la voie à la création de nouvelles zones fluviales juridiquement protégées.
